TER : Christian Estrosi en a assez de la SNCF

Article vue sur la Provence.

Économie - TER : Christian Estrosi en a assez de la SNCF

Les TER coûtent cher à la région et ne sont pas efficaces.PHOTO LP

 

Et si la SNCF cessait d’être le partenaire privilégié de la Région, autorité organisatrice de transport ferroviaire? La question se pose d’autant plus clairement, qu’une étude « pour le développement de solutions de déplacements alternatives au train » a été votée à l’unanimité, lors de l’assemblée plénière du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur qui s’est réunie hier à Marseille. Dans le texte, il est indiqué que depuis 2002, année où la Région a accepté ce rôle, « la qualité d’exécution des services par la SNCF n’a jamais réellement progressé ».

Et qu’en dehors de quelques périodes isolées, « ce sont en effet au quotidien jusqu’à 25 % des Trains express régionaux(les TER) qui subissent systématiquement soit un retard, soit une annulation ». Un constat dont le président Christian Estrosi s’est à son tour ému auprès de son partenaire, ratifiant dès janvier dernier un protocole pour une amélioration durable. En vain. De sorte que si des travaux et des incidents extérieurs peuvent être sources de difficultés dans le trafic, « il n’en demeure pas moins que la conflictualité sociale reste le principal facteur de l’offre ferroviaire, représentant plus des deux tiers des annulations, et que les défaillances dans l’organisation interne à la SNCF représentent plus de la moitié des retards ».

Un appel à la concurrence ?

Certes la SNCF met en place des moyens de substitution qui intègrent le transport par autocar, mais là encore l’offre n’est pas à la hauteur. « Vous comprenez que ça ne peut plus durer comme cela. La Région a versé 271 millions d’euros à la SNCF en 2015 et les coûts supportés sont jusqu’à 15 % supérieurs à ceux d’autres régions. La qualité est sans rapport avec le coût et il n’y a guère que 2 % de la population qui utilise ce service. C’est dérisoire. Je me dis qu’il est donc intéressant d’étudier des solutions alternatives », tonne Christian Estrosi.

Comment ? « En développant une mobilité régionale pérenne » qui fera éventuellement appel aux concurrents de la SNCF, mais aussi et surtout aux autocars. Une solution d’autant plus plausible que la Région va récupérer les compétences et les flottes détenues par les départements. L’étude votée hier va donc lui donner l’étendue des possibles en vue de la renégociation, en janvier prochain, de la convention qui la lie à la SNCF.

Jean-Luc Crozel

 

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