SPORTS: RETOUR DE LA F1 AU CASTELLET MERCI FRANCOIS

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COMMENT LE CASTELLET A SÉDUIT LES DIRIGEANTS DE LA FORMULE 1

 

La Formule 1 devrait être de retour en France à partir de 2018 sur le circuit varois apprécié par Bernie Ecclestone, le grand argentier de la discipline.

Dix ans après le dernier Grand Prix de France à Magny-Cours (Nièvre) et la victoire de Felipe Massa, la Formule 1 devrait être de retour le sol français. Une excellente nouvelle au moment où l’Europe lutte face aux pays émergents pour rester le poumon du championnat. Les Grands Prix d’Angleterre et d’Italie sont en sursis tandis que la manche allemande est organisée une année sur deux. Europe 1 a annoncé jeudi soir la tenue d’une course sur le circuit du Castellet (Var) à partir de la saison 2018, comme ce fut le cas à quatorze reprises entre 1971 et 1990. L’accord avec la Formula One Management (FOM), société gérant les droits commerciaux, porterait sur cinq épreuves jusqu’en 2022.

Une conférence de presse se tiendra lundi prochain dans les locaux de l’Automobile club de l’Ouest. Elle réunira notamment Hubert Falco,

l’Automobile club de l’Ouest. Elle réunira notamment Hubert Falco, sénateur maire de Toulon, Marc Giraud, président du conseil départemental du Var, Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nicolas Deschaux, président de la Fédération française de l’automobile, quatre hommes au cœur des négociations avec Bernie Ecclestone. Vont-ils annoncer un accord signé avec les dirigeants de la Formule 1 ou simplement présenter une lettre d’intention ?

La prudence est de mise car ce type de dossier reste extrêmement complexe à monter. En octobre 2012, Stéphane Clair, directeur du circuit varois, avait confié au Figaroqu’il y avait «90% de chances d’avoir un Grand Prix de France en 2013.» Se heurtant à l’éternel obstacle du financement, le projet n’avait finalement pas abouti. Nicolas Deschaux n’a cessé de le répéter ces dernières années : sans participation de l’Etat, l’organisation d’une course de F1 est par essence déficitaire. La dernière édition du Grand Prix de France en 2008 s’était soldée par un déficit de plusieurs millions d’euros que les collectivités locales et l’Etat avaient pris à leur charge.

Un ticket d’entrée entre 15 et 20 millions d’euros pour intégrer le championnat

Le ticket d’entrée pour intégrer le Championnat du monde de Formule 1 est compris entre 15 et 20 millions d’euros, hors frais d’organisation. Fédérés au sein d’un Groupement d’Intérêt Public, la région PACA, le département du Var et la ville de Toulon seront donc au cœur du montage financier. Le trio table notamment sur d’importantes retombées financières liées au tourisme sur les bords de la Méditerranée au moment du grand prix (probablement le dernier week-end d’août), pour finaliser le dossier.

Le circuit du Castellet offre plusieurs atouts par rapport à son concurrent, Magny-Cours dont Bernie Ecclestone ne veux plus entendre parler. Même s’il était très bien desservi avec le prolongement de l’autoroute A77 en 2010, le tracé de la Nièvre était jugé trop loin de tout et manquant d’infrastructures hôtelières de prestige aux yeux du grand argentier de la F1. Quant aux pilotes, ils n’ont jamais fait par d’un grand enthousiasme à l’idée de se rendre au cœur de la Bourgogne, «au milieu de nulle part» comme l’avait décrit Fernando Alonso en 2007.

Ecclestone a été propriétaire du Castellet

Au Castellet, le milliardaire britannique apprécie la proximité de la côte méditerranéenne, la présence d’un aéroport pour accueillir les jets mais aussi les excellentes infrastructures d’un complexe qu’il connait bien. En 1999, il avait racheté le circuit avant de le moderniser, puis de le céder à son épouse Slavica dans le cadre d’un divorce très coûteux. Homologué par la FIA en 2006, le Paul-Ricard accueille depuis de nombreux événements et notamment le Bol d’Or en 2015 devant plus de 70.000 spectateurs. En 2011, François Fillon avait même milité pour le retour de la Formule 1 sur le site en alternance avec le Grand Prix de Belgique, mais le projet de l’élu sarthois avait été enterré avec la victoire de François Hollande à la présidence de la République en 2012.

 

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