L’État valide la feuille de route du projet de Ligne Nouvelle Provence-Côte d’Azur

 

Une premier étape mais il reste encore beaucoup de route à faire
Alain Vidalies, en faisant parvenir à SNCF Réseau l’accord de l’État pour que se poursuivent les études préliminaires qui doivent aboutir à la déclaration d’utilité publique du projet d’une ligne nouvelle Provence-Côte…

Car si le tracé global de ce que sera le futur axe ferroviaire qui reliera Marseille à Nice en passant par Toulon a été affiné, celui-ci n’est pas encore définitivement arrêté. La concertation publique, qui s’est déroulée à partir d’octobre 2016 et jusqu’au début de cette année, a en effet fait apparaître de nouvelles demandes que le maître d’ouvrage s’est engagé à étudier de manière complémentaire, malgré les surcoûts engendrés. À savoir une nouvelle gare près de Cannes, ou plus proche de nous, un passage en tunnel dans la vallée de l’Huveaune. Un territoire urbain saturé, dont on comprend qu’il cherche à éviter des nuisances supplémentaires.

Pas de travaux avant 2022

La décision rendue par Alain Vidalies n’est en fait que technique. Mais elle a pour avantage de montrer que le dossier de la ligne nouvelle n’est pas figé. Elle fixe ainsi une feuille de route dont la prochaine étape est un comité de pilotage programmé à l’automne prochain. Les études complémentaires promises lors de la concertation publique, et retenues par le comité de pilotage du 8 février dernier, auront été exécutées, le comité dira alors s’il les valide ou pas.

Ce n’est qu’à partir de ce rendez-vous, et au terme d’une nouvelle période de huit mois environ, que les variantes seront affinées et que le tracé final prendra forme. De quoi mener à un nouveau comité de pilotage en avril 2018 et de là, à l’enquête d’utilité publique proprement dite. Quant à la déclaration d’utilité publique, elle pourrait intervenir en 2019. Les premiers coups de pioche pour ce qui concerne les phases prioritaires, c’est-à-dire le désengorgement des noeuds ferroviaires de Marseille et de Nice, étant programmés pour 2022.

En fait, le projet de ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur qui n’a plus rien à voir avec celui d’une ligne à grande vitesse, vise à présent à doubler l’axe Marseille-Nice existant. Lequel, construit en 1860, est saturée et ne peut donc accueillir un trafic supplémentaire lié au développement des TER et à l’ouverture à la concurrence du trafic voyageurs.

Compte tenu de l’ampleur du chantier, de l’urbanisation et de la sensibilité de l’environnement, des priorités ont été arrêtées. D’où la phase 1 qui devrait être opérationnelle dès 2030, avec une entrée en tunnel dans Marseille, la réalisation d’une gare TGV sous l’actuelle gare Saint-Charles, puis l’entame de la nouvelle ligne vers Aubagne. La phase 2, dont l’étude va aussi être accélérée, concernera le prolongement de la ligne nouvelle sur Toulon et au-delà.

Jean-Luc Crozel

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