Débat passionné autour des nuisances du circuit Paul-Ricard

 

Pour sa seconde édition du comité consultatif environnemental et
dans le cadre de sa politique de développement durable, le directeur
du circuit Paul-Ricard, Stéphane Clair, a convié riverains, membres
de comités de quartiers, associations de défense de l’environnement,
mais aussi élus locaux.
Soit un peu plus de 80 personnes, nombre en forte
augmentation par rapport au premier du printemps dernier.
Étaient aussi présents à cette réunion Fatiha El Bayid, chef
de cabinet de Valérie Gomez-Bassac, députée de la 6e
circonscription du Var, le chef d’escadron Jean-Marc Payet,
commandant de compagnie du groupement départemental
de gendarmerie du Var, et Jacques Oles, vice-président du
groupement d’entreprises du plateau de Signes (GEPS).
En ouvrant la réunion, Stéphane Clair a voulu montrer
l’importance pour son entreprise de participer au
développement durable et d’échanger sur les résultats des
mesures qu’il avait engagées pour la gestion des ressources
en eau, du tri et revalorisation des déchets et la qualité de
l’air. Il a rappelé que le circuit fonctionnait dans « un cadre
réglementaire très strict », et détaillé les modes de
surveillance mis en place pour atteindre ces objectifs.
Des nuisances pas assez prises en compte
Si l’implantation de ruches prouve par l’étude de la santé des
abeilles que « la pollution atmosphérique est bien maîtrisée »,
d’autres nuisances, et notamment celles qui impactent le
plus les populations environnantes, ont été minimisées par la
direction du site, selon les associations de défense de
l’environnement, qui sont restées sur leur faim. À la suite du
premier comité, elles attendaient en effet que le circuit
prenne des mesures concrètes pour limiter les nuisances
dues au bruit et, pour elles, rien n’a été fait.
Stéphane Clair leur a répondu qu’il faisait respecter les
normes en vigueur et que globalement « les voitures de
courses sont moins bruyantes qu’il y a 20 ans ». Selon lui, les 4
stations de mesures acoustiques (2 sur le circuit, 1 à l’entrée
et 1 autre dans le lotissement Bois Soleil), qui fonctionnent
24 h/24, 7 jours/7, prouvent que les bruits ne sont pas hors
normes. De plus, il dit veiller à préserver le bien-être des
riverains en éliminant les courses de véhicules historiques en
été. D’ailleurs, les 24 heures Séries Hankook ne seront pas
reconduites en 2018.
Il n’empêche que les arguments de Stéphane Clair n’ont pas
convaincu. Ainsi la première adjointe au maire de Cuges-les-
Pins est intervenue pour faire remarquer les dangers courus
par ses habitants lors de la traversée de sa ville par les
camions et les spectateurs qui se rendent au circuit. Là
encore, la réponse de Stéphane Clair a été nette : « Habitant
Cuges moi-même, je ne comprends pas pourquoi votre
conseil s’est opposé au contournement de la commune et de
plus, tout le trafic de camions ne va pas forcément au circuit
mais une grande partie est destiné à la zone de Signes… »
D’autres ont demandé quels travaux étaient envisagés pour
réduire le bruit : « On ne peut techniquement faire plus, à
moins que vous ne fassiez évoluer les normes… » a répondu
le directeur, ajoutant qu’un « projet de végétalisation du mur
d’enceinte jouxtant le Driving Center est envisagé dans le
cadre du projet de Parc Naturel régional de la Sainte-
Baume ».
Comme on peut le constater, les débats autour du circuit
Paul-Ricard sont toujours très passionnés, surtout à
l’approche du grand prix de France 24 juin 2018. Événement
attendu pour les uns et redouté par un grand nombre des
présents. Certains élus confiaient à l’issue de la réunion leur
déception « que les choses n’aillent pas plus vite et plus loin
pour prendre en compte la souffrance induite pour la
population ». D’autres ont regretté « le manque de courage
politique des maires locaux pour exiger des solutions
concrètes… »
60 000 personnes attendues le 24 juin
Avant le Grand prix, le circuit doit se refaire une beauté et
construire quelques aménagements. Ainsi il sera fermé du
3 décembre au 11 février prochain. Cédric Dufoux,
responsable des relations extérieures et institutionnelles du
GP de France, a détaillé l’organisation de cet événement :
60 000 personnes sont attendues le jour J, avec des
retombées économiques évaluées à 65 M€, mais aussi une
forte augmentation du trafic aérien sur l’aéroport du
Castellet, du trafic routier et du nombre des forces de
l’ordre sur les routes d’accès. Les essais des F1 ne
commenceront que le vendredi.
En conclusion de cette réunion, Stéphane Clair a donné
rendez-vous aux riverains et autorités fin février 2018 pour
le 3e comité consultatif environnemental au Paul Ricard.
« Encore un tour de piste pour rien ! »
À l’issue de cette réunion, les associations présentes (Adee
d’Évenos, Arcade de La Cadière d’Azur, Arc En Ciel du
Beausset, SIgnes Environnement, Association Ouest Cadière,
AML de la Cadière, Groupement des riverains du Beausset,
CIL « Les Beaussétans de la Couchoua », l’ADIR Jas de Clare)
ont exprimé leur déception. Selon elles, « les quelque 10 000
riverains qui subissent les nuisances sonores du circuit du
Castellet, représentés par les associations pour la défense de
l’environnement et de la tranquillité de la population des
communes avoisinantes du circuit du Castellet, à la réunion
du comité consultatif environnemental du circuit du
Castellet, sont restés sur leur faim. Malgré le
mécontentement et les doléances des habitants concernés,
dont elles ont fait part à la direction du circuit quant au
vacarme en accroissement généré par l’activité de celui-ci, à
raison de 9 h par jour, 275 jours en l’état par an, de plusieurs
nuits chaque année, et durant de trop nombreux week-ends,
alors qu’après le retour du Bol d’Or se profile le grand prix de
Formule 1 les 22, 23, 24 juin prochains, elles n’ont pas
obtenu de réponses quant à des mesures et moyens
techniques à mettre en place pour faire baisser sensiblement
ces nuisances sonores. La direction du circuit, qui reconnaît
que l’activité de celui-ci est particulièrement gênante pour
les habitants du secteur, s’est simplement réfugiée derrière
les prescriptions des fédérations internationales concernées,
s’est engagée à faire venir un acousticien chez un particulier
pour constater le trouble et a décidé de maintenir les
relevés de bruit dont l’analyse et le rapport durant la réunion
ont été jugés peu clairs et non convaincants, s’agissant de
moyennes, par le public présent. Et ce n’est pas la réfection
de la piste sur laquelle le GP de formule 1 aura lieu, laquelle
ne prévoit pas l’absorption des bruits, ni la déclaration
qu’une formule 1 ne fait pas plus de bruit qu’une Clio qui est
de nature à les rassurer. Ils n’entendent pas abandonner leur
tranquillité et qualité de vie pour satisfaire le besoin de
bruit excessif de certains, la rentabilité économique voire de
profits pour d’autres et attendent de la prochaine réunion
programmée fin février 2018 des réponses cette fois
satisfaisantes. »
« Encore un tour de piste pour rien ! »
À l’issue de cette réunion, les associations présentes (Adee
d’Évenos, Arcade de La Cadière d’Azur, Arc En Ciel du
Beausset, SIgnes Environnement, Association Ouest Cadière,
AML de la Cadière, Groupement des riverains du Beausset,
CIL « Les Beaussétans de la Couchoua », l’ADIR Jas de Clare)
ont exprimé leur déception. Selon elles, « les quelque 10 000
riverains qui subissent les nuisances sonores du circuit du
Castellet, représentés par les associations pour la défense de
l’environnement et de la tranquillité de la population des
communes avoisinantes du circuit du Castellet, à la réunion
du comité consultatif environnemental du circuit du
Castellet, sont restés sur leur faim. Malgré le
mécontentement et les doléances des habitants concernés,
dont elles ont fait part à la direction du circuit quant au
vacarme en accroissement généré par l’activité de celui-ci, à
raison de 9 h par jour, 275 jours en l’état par an, de plusieurs
nuits chaque année, et durant de trop nombreux week-ends,
alors qu’après le retour du Bol d’Or se profile le grand prix de
Formule 1 les 22, 23, 24 juin prochains, elles n’ont pas
obtenu de réponses quant à des mesures et moyens
techniques à mettre en place pour faire baisser sensiblement
ces nuisances sonores. La direction du circuit, qui reconnaît
que l’activité de celui-ci est particulièrement gênante pour
les habitants du secteur, s’est simplement réfugiée derrière
les prescriptions des fédérations internationales concernées,
s’est engagée à faire venir un acousticien chez un particulier
pour constater le trouble et a décidé de maintenir les
relevés de bruit dont l’analyse et le rapport durant la réunion
ont été jugés peu clairs et non convaincants, s’agissant de
moyennes, par le public présent. Et ce n’est pas la réfection
de la piste sur laquelle le GP de formule 1 aura lieu, laquelle
ne prévoit pas l’absorption des bruits, ni la déclaration
qu’une formule 1 ne fait pas plus de bruit qu’une Clio qui est
de nature à les rassurer. Ils n’entendent pas abandonner leur
tranquillité et qualité de vie pour satisfaire le besoin de
bruit excessif de certains, la rentabilité économique voire de
profits pour d’autres et attendent de la prochaine réunion
programmée fin février 2018 des réponses cette fois
satisfaisantes. »
Philippe Vitoux

Laisser un commentaire

WordPress theme: Kippis 1.15
%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils